Histoire

 « prunidus » en 584, « Prunedum » en 1124,

« Prunois » en 1234, « Prenoix » en 1445 :

nul doute, PRENOIS a toujours été le pays des prunes

Prenois d'antan

Pays des prunes donc (le fruit qui résiste le mieux au terrain perméable et caillouteux des alentours ainsi qu'aux gelées tardives), Prenois fut aussi celui de Bénigne, venu se réfugier ici en l'an 178 pour échapper aux sbires de l'empereur romain Marc-Aurèle. Dénoncé par un villageois, il se serait enfui vers EPAGNY où il fut arrêté avant d'être martyrisé. Eût-il le temps, le saint homme, de regarder les vaches qui de tout temps venaient s'abreuver dans la mare naturelle (une doline) située au centre du village ? L'histoire ne le dit pas.

Ce qu'elle rappelle, en revanche, c'est que la paroisse, à partir de 587, appartint à l'abbaye de Saint-Bénigne, rattachée au diocèse de Langres et au doyenné de Dijon. Le 6 juillet 1218, Alix de Vergy, tutrice du Duché de Bourgogne abandonne son château ducal de l'Etang-Vergy pour se retirer dans son «domaine de Prunois, terroir maigre et froid, à deux lieues de Dijon, qu'elle fait valoir à l'aide de deux charrues à boeufs et d'un troupeau de 500 moutons». «Elle s'obligea, rapporte la chronique, avec les moines de Saint-Bénigne, à la garde et défense de Prénois sa vie durantPrenois en hiver

Avançons fort hardiment dans le temps. Nous voici en 1836 dans un bourg qui compte 393 habitants dont «89 cultivateurs des deux sexes et 85 manouvriers et manouvrières» qui témoignent bien de la vocation agricole de Prenois. Comme toutes les communes de la ceinture dijonnaise, elle l'a en majeure partie abandonnée aujourd'hui, pour devenir le site privilégié de résidence de citadins en mal de verdure et d'air pur. Ce qui explique d'ailleurs qu'à Prenois, dans ce bourg de creux et de bosses, de pleins et de déliés, le béton des villas contemporaines cohabite sans grand souci avec les pierres sèches des vieilles granges et corps de ferme.

Mais c'est au début des années 1970 qu'allait se produire la «révolution» de Prenois avec l'arrivée du circuit automobile homonyme. Le nom de Prenois, tel une traînée de poudre, allait devenir familier à des millions d'afficionados du sport auto de par le monde.

Circuit Dijon Prenois

A l'instar du circuit, le nom de Prenois est aussi associé à celui d'une table emblématique de la gastronomie locale : l'Auberge de la Charme, où l'équipe, menée par Nicolas Isnard, David Le Comte et leurs épouses, rivalise d'audace dans des créations culinaires aussi surprenantes que gourmandes.

Avec 407 Habitants, Prenois ne cesse d'attirer une population souhaitant s'échapper de quelques kilomètres des vicissitudes urbaines.

Les habitants de Prenois se sont appelés : Proeneley (Proen étant le patois de prunes). Actuellement ce sont les Pernoleis.